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mercredi 10 mars 2021

Les Cerfs-Volants De Kaboul de Khaled Hosseini: la mission d'un réfugié afghan de retour à Kaboul

 




Les Cerfs-Volants De Kaboul de Khaled Hosseini est un roman paru en 2003. Il fut traduit de l’américain au français par Valérie Bourgeois et il compte 383 pages. Khaled Hosseini est né à Kaboul en Afghanistan en 1965 et a obtenu le droit d’asile aux Etats-Unis en 1980. Il nous raconte l’histoire d’Amir, musulman, qui a vécu son enfance à Kaboul avec Hassan le fils du domestique. Les deux enfants adoraient les combats de cerfs-volants. Amir et son père quittèrent le pays pour se réfugier aux Etats-Unis pendant la guerre. Après des années il reçu un appel de l’ami de son père au Pakistan. Arrivé là-bas, Amir s’engagea à une mission : trouver Sohrab, le fils d’Hassan. Désormais cet enfant était orphelin et c’était en fait son neveu !

Des souvenirs d’enfance à Kaboul dans les années 70

A San Francisco, en 2001, le narrateur, Amir, reçoit un coup de téléphone de Rahim khan, l’ami de son père, du Pakistan lui demandant de venir le voir. Il a pensé au passé, les années 70, quand il jouait avec Hassan, le fils du domestique Ali, dans la luxueuse demeure de son père, Baba, à Kaboul. Ali faisait partie de la communauté des Hazaras, des chiites, et Baba faisait partie des Pachtounes, des sunnites qui avaient opprimés les hazaras.

La mère d’Amir, mourut au cours de son accouchement et la mère d’Hassan l’a quitté cinq jours après l’accouchement. Alors les deux garçons furent allaités par une même femme.

En 1978 il y a eu un coup d’état communiste puis en 1979 les chars russes s’engouffraient dans les rues de Kaboul marquant le début d’une période sanglante.  Dans cette nuit-là c’était le renversement du règne du roi.

Assef, le fils d’un ami de Baba, était réputé par sa sauvagerie. Il avait des propos anti-hazars contre Hassan. L’hiver, l’école fermait et Amir et Hassan participaient à des combats de cerfs-volants. Hassan fut un soir violé par Assef sans que Amir puisse intervenir.

Amir avait fait un complot accusant Hassan de vol. Ensuite Hassan quitta la maison avec son père allant vers Hazaradjat.

1981, à l’âge de 18 ans

Amir et Baba quittèrent la capitale occupée par l’armée russe vers Djalalabad. Le camion qui allait les transporter de Djalalabad vers Peshawar (Pakistan) tomba en panne. Après une semaine les réfugiés prirent un camion-citerne vers Pakistan. Un souvenir agréable surgit : 

« Un vendredi après-midi à Paghman. Un champ vert pomme ponctué ça et là de mûriers en fleur. Je suis avec Hassan au milieu d’herbes folles qui nous arrivent aux chevilles. Je tire sur la ligne, la bobine se dévide entre ses mains calleuses et nous suivons du regard le cerf-volant dans le ciel. Nous n’échangeons pas un mot, non parce que nous n’avons rien à nous dire, mais parce que cela n’est pas nécessaire. Ainsi en va-t-il entre deux êtres quand chacun a été le premier à marquer la mémoire de l’autre. Des êtres nourris au même sein. »

Californie, les années quatre-vingt

Baba travaillait comme employé d’une station-service. Il avait du mal à s’habituer au mode de vie américain où personne n’a confiance en personne. Amir a reçu son diplôme de fin de ses études au lycée en 1983. Il a choisit d’étudier l’anglais pour devenir écrivain. Il connaissait des afghans qui avaient aussi fuit la guerre. Au marché, ils vendaient des produits de vide-greniers. Amir a abordé Soraya, la fille du général afghan Taheri, tout en considérant la culture afghane où l’honneur est sacré.

Baba fut atteint par un cancer de poumon inopérable. Malade, il alla chez le général demander la main de Soraya pour son fils. Alors celle-ci avoua à Amir qu’elle avait connu un homme avec-lequel elle vécut une période. Pourtant Amir insista à l’épouser. Et ils se marièrent selon la tradition afghane. Soraya, jeune marié s’occupa bien de Baba avant sa mort. Il eut des funérailles selon la tradition musulmane.

Amir était inscrit à l’université et travaillait comme gardien tout en se mettant à écrire son premier roman. Ainsi il parut en 1989, l’année quand les soviétiques se retirèrent d’Afghanistan, mais les combats continuèrent.

Après l’échec de la thérapeutique pour avoir un enfant, le médecin recommanda au couple l’adoption. Ce choix fut refusé par les afghans car dans leur culture on donnait une grande importance aux origines contrairement aux américains.

2001, une mission à Kaboul

Amir alla à Peshawar au Pakistan pour voir Rahim khan qui était malade. Ils parlèrent des talibans. Rahim, après le départ de Baba et Amir, habitait dans leur maison qu’il avait achetée, avec Hassan et sa femme qui avaient un garçon, Sohrab. Il aimait la lecture et les combats de cerfs-volants. En 1996 les talibans furent accueillis et ils interdirent ces combats.

Hassan avait écrit une lettre à Amir donnée à Rahim khan. Il disait que l’Afghanistan de leur enfance n’existe plus, les tueries sont incessantes. Un jour sa femme fut battue par un taliban pour avoir élevé la voie ! Ensuite Rahim khan raconta que les talibans ont tué Hassan et sa femme les considérant comme des menteurs et des voleurs. Sohrab fut confié à un orphelinat et Rahim khan demanda à Amir d’aller à Kaboul pour ramener Sohrab pour qu’il vive dans un orphelinat à Peshawar. En plus Rahim khan annonça qu’Hassan était le frère d’Amir.

 Ce dernier se prépara pour aller à Kaboul, entre-autre il s’est acheté une fausse barbe telle que voulaient les talibans. Il découvrit que ce n’était plus Kaboul de son enfance !

 « Des gamins jouaient dans les ruines d’un bâtiment dépourvu de fenêtres, au milieu de briques et de cailloux ; des vélos et des charrettes se faufilaient entre les chiens errants et les décombres ».

 Amir découvrit que Sohrab fut retiré de l’orphelinat par un taliban. Il alla au grenadier qu’il escaladait avec Hassan à l’enfance et trouva les mots gravés : « Amir et Hassan, les sultans de Kaboul ».

En outre Amir et son compagnon avaient assisté à la tuerie d’un couple par des lancées de pierre. Ils avaient pour crime l’adultère. Le taliban qui avait exécuté l’acte était l’homme recherché. Quand il le rencontra, Amir découvrit qu’il était Assef. Amir lui reprocha les atrocités commises au nom de l’Islam.

La fin

Finalement Amir avait réussi à emmener Sohrab après un affrontement avec Assef. Blessé, il fut hospitalisé à Peshawar. Là-bas il découvrit la lettre laissée par Rahim khan. Ensuite il alla avec Sohrab à Islamabad, ils y rencontrèrent la mosquée Shah-Faisal. Décidé à adopter son neveu, Amir s’adressa à l’ambassade américaine. Alors on lui a indiqué un avocat. La procédure serait difficile et implique la mise de l’enfant dans un orphelinat. Pour cela Sohrab a tenté un suicide !

Quel était le sort de Sohrab ? Découvrez la suite dans le livre.

lundi 2 novembre 2020

Dans Un Miroir Obscur de l’auteur norvégien Justein Gaarder: Quand un enfant et un ange se rencontrent

Dans Un Miroir Obscur, de l’auteur et philosophe norvégien Justein Gaarder, est apparu pour la première fois en 1993. Dans sa traduction française le livre compte 196 pages. C’est l’histoire de Cécilie, enfant malade, et d’Ariel, un ange qui vient lui rendre visite. Il lui demanda de lui expliquer les mystères terrestres et c’est à lui de lui expliquer les mystères célestes.

Ils traiteront de questions philosophiques telles que les origines et la création. Leur exposé nous permettra de voir des choses qui nous paressaient évidentes d’un autre angle.

La rencontre entre l’enfant et l’ange

A Noël on se préparait pour fêter mais l’enfant Cécilie était triste. Elle était malade.

« Pendant quelques jours, les habitants accomplissaient les mêmes gestes, année après année, sans avoir à se demander pourquoi. « C’est la tradition qui veut cela » disaient-ils. »

Cécilie pensait : 

« Le sens de sa vie lui paraissait se résumer à l’image d’un facteur chancelant, se frayant à vélo un chemin dans la neige »

Par ses larmes elle dessina un ange sur la vitre. Elle disait à sa grand-mère :

« Alors pourquoi ne se mettons pas à rire devant quelque chose de laid ? »
La réponse de la grand-mère était intelligente.

Ensuite, en pleine nuit Cécilie se réveilla pour trouver devant elle un ange : Ariel lui rendait visite ! Ils discutaient des questions sur l’énigme de la création. En effet, l’homme est-il venu avant ou l’enfant ? Cécilie disait que ça dépendait de ce qui venait d’abord, la poule ou l’œuf. Aussi ils évoquaient Adam et Eve.

L’ange disait que les hommes, contrairement aux anges et aux enfants, sont malhonnêtes et rien ne les étonnent. Mais les anges sont toujours émerveillés par l’œuvre de Dieu. Le passage de la petite fille à la femme serait surprenant !

Aussi ils discutaient la proposition de Cécilie qui imagine : S’il fallait trois sexes pour avoir un enfant, au lieu de deux, cela permettra de lutter contre la surpopulation.

Après cette discussion, et tout en étant malade, Cécilie disait à sa mère : 

« Tout m’apparaît tellement plus clair à présent que je suis malade »

Mystères terrestres

Ariel demanda à Cécilie de lui expliquer les mystères terrestres. Par exemple, que voulait dire « avoir froid » ? En effet, lui, l’ange, ne ressent rien. Il voyait que la peau qui sent tout était « une invention extraordinaire ». Ils parlaient aussi des sens : goût, odorat, vision, ouïe toucher et sixième sens.

Ne pouvant rien sentir en se pinçant le bras, Cécilie pensa : 

« Mais alors, tu ne peux pas savoir si tu existes vraiment ! »

Ariel lui posait des questions sur le sommeil, lui qui ne dort jamais. Il disait qu’il fallait parler de l’âme et de la mémoire. Ainsi, par ses réflexions, Cécilie commençait à voir les choses d’un autre angle.

Mystères célestes

Ariel parlait du ciel, de la lune, et de la présence des anges sur les astéroïdes. Il expliqua que Dieu avait crée les jardins d’Eden et tout l’univers, une armée d’anges à ses cotés. Alors cécilie pensait à exister comme un ange, éternellement. Ariel lui expliqua que personne n’en avait le choix.

Aussi il lui expliqua que Dieu a mis le monde en mouvement pour que tous les hommes puissent voir le soleil et la lune. En plus, cela permettait à chaque ange de bien voir la Terre.

Quant ‘au corps de l’Homme, il est constitué de terre, d’eau et d’un peu de l’esprit de Dieu.

Finalement, Cécilie dicta à sa grand-mère des notions qu’elle avait apprises d’Ariel, comme

« Nous voyons dans un miroir obscur »
Elle dicta aussi : 

« La Création et le ciel sont un mystère si grand que ni les hommes ni les anges ne peuvent le concevoir »

 

Citations 

  • Essaie de ne pas perdre le contact avec l’enfant qui es en toi
  • Naître c’est recevoir tout un monde en cadeau
  • Les scientifiques ne croient qu’à ce qui peut se peser ou se mesurer
  • Mais Dieu a soufflé un peu de son esprit en vous. Aussi y a-t-il quelque chose en vous qui est Dieu

 

 

dimanche 11 octobre 2020

La Voleuse De Livres de Marcus Zusak: une fillette en plein guerre en Allemagne nazie

La Voleuse De Livres est un roman de l’auteur australien Marcus Zusak. Il compte 632 pages. The Book Thief est apparu en 2005, et en 2007 pour la traduction française. Il a été adapté en un film.

En Allemagne nazi, au cours de la seconde guerre mondiale, les Hubermanns adoptent Liesel, une fillette de neuf ans. Elle volait des livres, apprenait à lire et s’aventurait avec son ami Rudy de la rue Himmel.

Hans a du cacher un jeune juif torturé dans son sous-sol. Ce dernier écrivit un manuscrit qu’il offrit à Liesel.

Des raids aériens attaquèrent et les gens du quartier s’abritaient dans un sous-sol profond. Liesel apportait avec elle ses objets précieux, ses livres. Finalement la mort emporta la rue Himmel, sauf la voleuse de livres.

C'est un roman plein d'émotions avec parfois des larmes. Découvrez-le! 

La voleuse de livres adoptée par les Hubermanns

L’histoire est racontée par un narrateur particulier : la mort. En effet elle était témoin de plusieurs événements au cours de la guerre. Elle prend l’âme du frère le Liesel Meminger, la voleuse de livres, au train. Ce train allait les conduire à Munich pour qu'ils soient accueillis par des parents adoptifs afin de fuir la pauvreté. C’était en 1939, Liesel avait neufs ans. A l’enterrement, un livre est tombé de la poche d’un fossoyeur, elle le ramassa. Elle quitta sa mère et alla à Molching, rue Himmel, où les parents nourriciers l’attendaient, Hans et Rosa Hubermann.

Hans était peintre et joueur d’accordéon. Rosa faisait du repassage et de lessive chez des particuliers. Ils aimaient leur fille adoptive. On l’a inscrite dans une classe inférieure, et à l’âge de 10 ans, elle entama les Jeunesses Hitlériennes. Aussi, dans la rue on faisait des matchs de football entre voisins et Liesel a fait la connaissance de Rudy Steiner. Leur amitié était durable, ils s’aventuraient ensemble dans les rues. Ainsi, ils voyaient au quartier des personnages singuliers, la photo du Führer (Hitler) dans un magasin et des slogans antisémites.

Vol de livres et apprentissage de la lecture

Un jour Hans découvrit le livre et lut son titre : le manuel du fossoyeur. La voleuses de livres était excitée. Pour cela il lui a apprit progressivement à lire et à écrire pour qu’elle puisse lire son bouquin. En fait, ce livre était précieux car il représentait une trace une sa mère et de son frère.

En septembre 1939, la guerre débuta. Liesel vole son deuxième livre. Elle l’avait arraché des cendres du feu allumé à l’occasion de l’anniversaire du Führer.

Bien avant cette date, elle passait des nuits à lire avec Hans. En plus elle a du faire la tâche de Rosa pour récupérer le linge chez les riches.

L’été de 1940 la voleuse de livres avançait dans la lecture. En outre, elle consultait des livres chez Ilsa Hermann, la femme du maire. Elle jouait du football et elle volait avec Rudy. Elle vola des livres de la maison du maire. Ilsa Hermann s'en rendait compte et la laissait faire. D'ailleurs elle envisageait même de lui offrir un livre.  

 
Max Vandenburg : le boxeur juif

« Elles sont bizarres, ces guerres. Pleines de sang et de violence, mais riches d’histoires tout aussi difficiles à sonder »
Hans était un soldat durant  la première guerre mondiale. Il avait échappé à la mort par chance grâce à Erik Vandenburg. C’était un juif allemand qui lui avait apprit à jouer l’accordéon, puis il mourut laissant une veuve et un fils : Max. c’est après une vingtaine d’années qu’ils eurent besoin de l’aide de Hans. Un jour, en 1939, un homme nommé Walter Kugler croisa le chemin de Hans. C’était un boxeur, ami de Max. Cet événement bouleversa la vie de Hans.

En effet, grâce à cet homme, Max Vandernburg, le boxeur juif, arriva à la rue Himmel, il avait 24 ans. Il fuyait la torture. Hans le cacha soigneusement chez lui. Par conséquent, la peur régnait.

Max a découpé et couvert des pages de son livre par de peinture pour pouvoir y écrire son histoire avec des dessins.( Vous pourrez voir ces dessins dans le livre de Marcus Zusak). Puis il a offert ces pages à la voleuse de livres. La lecture unissait Max et Liesel. Rosa nourrissait bien Max et Liesel lui apportait des journaux pour qu’il joue aux mots croisés. 

La guerre

Lorsque les sirènes rugissaient, les gens emportaient des choses précieuses et allaient s’abriter dans un sous-sol profond. La voleuse de livres portait ses livres et lisait à haute voie dans l’abri.

Des juifs torturés apparurent un jour, conduits par des soldats. Ils allèrent au camp de concentration de Dachau. Hans osa donner un pain à l’un d’eux. Pour cela il reçu des coups de fouets et on renversa sa charrette. Ensuite Max quitta les Hubermanns pour fuir. Il faisait partie des camps qui fonctionnaient en Allemagne. Liesel l’a vu au cours d’un passage d’une file de juifs en Août 1943. Toutefois dans cette rencontre il y avait un baiser, des larmes et des fouets.

La nuit du 7 Octobre, des bombes meurtrières dégringolèrent sur la rue Himmel. Seule la voleuse de livres, qui dormait dans son sous-sol, survécut, sans lâcher son livre.

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vendredi 14 février 2020

Oscar Et La Dame Rose d’Eric-Emmanuel Schmitt : les lettres d'un enfant malade à Dieu

Oscar Et La Dame Rose d’Eric-Emmanuel Schmitt est un cours roman, en 87 pages, sous forme lettres écrites par un enfant. Oscar est un enfant de 10 ans atteint d’un cancer du sang pour-lequel il était hospitalisé. Mamie-Rose était la vielle femme en blouse rose qui l’accompagnait dans son séjour hospitalier. Elle lui racontait ses aventures d’ancienne catcheuse et lui parlait par un langage simple et adapté à l’esprit d’enfant. 

Oscar et la dame rose étaient de très bons amis. En effet, ils discutaient beaucoup, parlaient de catch, des parents, de la petite amie, de Dieu, de la foi…Ainsi, sa maladie étant mal contrôlée, elle lui avait demandé d’écrire des lettres à Dieu pour vider les pensées qui l’alourdissaient et pour lui demander un vœu chaque jour. 
Dans ces lettres, il dévoile ses pensées dans un langage enfantin ; et on en gardera un sourire le long de la lecture. On touchera l’innocence de l’enfant, l’esprit simple et clair, des anecdotes, des drôleries, et même des réflexions philosophiques!…

Aperçu des lettres du livre Oscar Et La Dame Rose d’Eric-Emmanuel Schmitt

1. Dans sa première lettre à Dieu, il parlait de son hospitalisation, de ses parents, de ses amis à l’hôpital et surtout de Mamie-Rose. C’est elle qui lui a suggéré d’écrire à Dieu. A la fin de cette première lettre il demandait à Dieu s’il va guérir, et il avait demandé une réponse par oui ou par non. Et puis il écrivit : « Je n’ai pas ton adresse : comment je fais ? ».
2. Oscar avait eu la réponse rapidement et il écrivit une deuxième lettre commençant par: « Cher Dieu, Bravo ! Tu es très fort. » En effet, il avait entendu son médecin entrain de dire à ses parents qu’il n’y avait pas d’espoir de guérison. La dame rose s’inspirait de ses anciens combats de catch pour lui montrer qu’il devait trouver la solution. Alors elle lui demanda encore d’écrire à Dieu et de lui demander qu’il lui rende visite, à sa façon, une visite dans l’esprit. En plus, elle lui donnait l’idée d’un jeu dans-lequel il fallait penser à ce que chaque jour comptait pour dix ans ! Oscar finit sa deuxième lettre par souhaiter de la part de son Dieu une visite dans l’esprit, de huit heures du matin à neuf heures du soir. 
3. Dans la troisième lettre, il pensait à ses vingt ans et à ses aventures d’adolescent. Mamie-Rose le poussa à déclarer son amour à Peggy Blue, la fille malade au fond du couloir. Elle fut nommée ainsi à cause de sa peau bleutée par une maladie sanguine. Enfin, son vœu à Dieu était un mariage avec Peggy Blue !
4. A trente ans, «il est marié». En effet, Peggy était seule et il était venu dormir à côté d’elle. Le lendemain, Oscar et la dame Rose en parlaient : « On s’est mariés cette nuit ». A la chapelle, elle expliqua à l’enfant qu’il ne fallait pas avoir peur de l’inconnu (la mort) mais il fallait avoir confiance en Dieu : «Regarde le visage de Dieu sur la croix : il subit la peine physique mais il n’éprouve pas de peine morale car il a confiance ». Finalement il demanda à Dieu que l’opération de Peggy Blue réussisse, avec un ton très familier !
5. Avec 10 ans de plus, c’était l’âge des responsabilités. Le jour de l’opération, il demanda à la dame rose : « Pourquoi Dieu permet-il qu’on soit malades ? ». Ce jour-là tout c’était bien passé : l’opération avait réussi et il avait sympathisé avec « ses beaux-parents » ! La  précision en fin de la lettre était : «Pas de vœu aujourd’hui. Ça te fera du repos».
6. Il eut 45 ans. Une des enfants malades avait dit à Peggy qu’Oscar l’avait embrassée. En plus, la trisomique était venue dans sa chambre pour l’embrasser et il l’avait laissée faire. Peggy devint fâchée. Alors son vœu à Dieu était de se faire réconcilier avec elle.
7. Agé de plus de cinquante ans, il alla dire à « sa femme » qu’il l’aimait et elle exprima aussi son amour. « C’est chouette la vie de couple. Surtout après la cinquantaine quand on a traversé des épreuves ». C’était Noël et Oscar avait réussi à s’enfuir de l’hôpital pour aller chez Mamie-Rose qui avait su le convaincre qu’il fallait se réconcilier avec ses parents. Ainsi, chez elle, ils avaient passé la soirée de Noël avec eux. En mot de fin dans la lettre, il disait qu’il trouvait cette réconciliation limite comme cadeau ; et il souhaita un joyeux anniversaire à Dieu !
8. A 60 ans, il avait plaisir de revenir chez lui, à l’hôpital ; car « quand on est vieux, on n’aime plus voyager ». Il avait emporté avec lui la statue de la vierge Marie que la vielle lui avait donnée. 
9. Il eut de soixante-dix à quatre-vingts ans. Il avait utilisé la plante géniale que lui avait offerte la dame Rose. Cette plante fleurit et se fane en une seule journée et le tour et joué. Pour cela il remerciait Dieu de l’avoir inventée.  Pour la vielle, il posait des questions philosophiques : «vie», «mort», «foi», «Dieu». Mais pour son médecin, il conseillait de se détendre car « Vous  n’êtes pas Dieu le père. Ce n’est pas vous qui commandez à la nature. Vous êtes juste réparateur. ». Enfin, pour Dieu, il demanda qu’il lui rende visite.
10. Il demeura seul, sans Peggy qui était partie. Et étant chauve et fatigué, il disait que c’était moche de vieillir et qu’il n’aimait plus Dieu.
11. Il eu quatre-vingt-dix ans. Il commença sa lettre par « Merci d’être venu ». En effet, au réveil, le matin apparut et Oscar contempla le ciel qui palissait et il s’était rendu compte que Dieu faisait sa preuve et qu’il était infatigable. « Celui qui ne se lasse pas. Toujours au travail. Et voilà du jour ! Et voilà de nuit !.. ». Dieu disait son secret : «regarde chaque jour le monde comme si c’était la première fois ». Ainsi, il fut émerveillé par la lumière, les couleurs, la nature…
12. A 100 ans Oscar expose sa vision philosophique de la vie
13. A 110 ans il croit qu’il commence à mourir

Finalement, la dame Rose écrit une lettre après la mort du garçon.  Elle remercia Dieu de l’avoir connu car grâce à lui elle devenait drôle, inventait des légendes et devenait heureuse. Grâce à lui elle croyait en Dieu !









samedi 31 août 2019

Les Allumettes Suédoises de Robert Sabatier: un enfant dans les rues de Paris

Les Allumettes Suédoises de Robert Sabatier est le premier livre d'un roman de huit tomes. Ce roman apparu en 1969 nous raconte la vie d'Olivier Châteauneuf, au quartier de Montmartre à Paris, dans les années 30. C'est un enfant de 10 ans, orphelin, qui après la mort de sa mère, a du quitter l'école et habiter avec son cousin marié. Depuis, il passait son temps à parcourir les rues, accompagner les voisins de la rue Labat, vagabonder avec ses copains et découvrir tous genres de personnes et de lieux.

La joie de vivre d'un enfant explorant les rues, bien entouré par les habitants du quartier

Virginie, la mère d'Olivier, détenait une mercerie à la rue Labat à Paris. Après sa mort, l'enfant habitat chez son jeune cousin Jean et sa femme Elodie. Mais il rencontrait toujours les gens du quartier qui devenaient sa nouvelle famille. Chez Albertine il passait pour manger une crêpe ou un beignet, avec Bougras il assistait à la fabrication des bagues et il l'accompagnait pour cirer les parquets. Il mangeait des gâteaux chez Madeleine, appelée Mado. Aussi, il passait chez Lucien, le sans-filiste avec ses postes TSF pour écouter une chanson; et Gastounet, un ancien combattant, lui montrait des albums et des histoires militaires. Et il ne manquait pas de donner à manger à son ami Daniel qui était un infirme qu'on nommait l'araignée. 

En plus, avec ses copains du même âge, Loulou et Capdeverre, Olivier va flâner et faire plein de jeux et d'amusements! On va vivre le plaisir de regarder un enfant jouer et s'amuser avec toute chose simple qui se présente à lui. Olivier joue avec des osselets, avec la purée de pomme de terre, joue aux billes, fabrique un bateau, fait des glissades avec les amis... Devant une pâtisserie avec les copains, en regardant les gâteaux, il souhaitât être une mouche:"Pour illustrer le mot, sans se concerter, ils se mirent à courir en battant les ailes et en faisant:"Bzzz, bzzz, bzzz...."   

L'un des jeux était le jeu aux allumettes suédoises; la boite d'allumettes était l'un des objets de l'enfant et a mérité d’être le titre du roman. Olivier utilisait ces allumettes pour vaincre l'obscurité la nuit, pour jouer, et pour rassembler dans la boite sa monnaie espérant pouvoir acheter un couteau suisse.

Les Allumettes Suédoises de Robert Sabatier nous décrit les détails de la rue parisienne des années 30

Ayant vécu son enfance à Montmartre à Paris, Robert Sabatier retrace dans ce roman les lieux, les locaux, les odeurs, les sons, jour et nuit, et dimanche matin.
En effet, le livre rapporte les détails du contenu de la mercerie, il décrit les chiens errants, le boucher juif, l'épicerie, le café, la piscine municipale, la salle de cinéma, le lavoir municipal, la pâtisserie...
Dans Les Allumettes Suédoises, on trouve les noms de rues, de marchés, de places, de cafés, du cinéma... Par exemple, on cite les rues Bachelet, rue Nicolet, Lambert, Labat, Ramey, Marcadet...On retrouve aussi les boulevards Ornamo, Berbès, le café Pierroz, le café Transatlantique... Les détails vont jusqu'à citer les noms des acteurs de films sur les affiches de la salle de cinéma, les noms de chanteurs, les paroles de chansons de l'époque, et les marques d'objets (verres, bouilloire électrique, montres...).

En plus, Robert Sabatier dans Les Allumettes Suédoises nous décrit longuement les petits tâches de routine mais qui font bien le bonheur des gens. On garde un long sourire à lire la description de la préparation d'un bol de chocolat, la cueillette des pissenlits, le jeu à la toupie, les femmes qui discutent à propos des plats à cuisiner dimanche matin, le lavage du linge au lavoir municipal...

Le langage parlé des personnages est familier, tout comme au quotidien:"mon pote!","P'tite tête, va!", "récré","T'es dingue!","On est gourmands, s'pas!", "miam, miam". Les Allumettes Suédoises est un  roman plein d'humour, plein de couleurs, d'énergie et de gaieté !

A retenir

N'hésitez pas à lire Les Allumettes Suédoises, il nous apprend à savourer tout moment de notre vie (un plat, un jeu, une chanson, une marche à pied, une vitrine...). Ensuite ne perdez pas le fil, l'histoire de cet enfant est à suivre dans les tomes suivants, il vivra bien d'autres aventures dans d'autres endroits. La plume de Robert Sabatier vous régalera!