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vendredi 22 octobre 2021

Aperçu du chef d’œuvre de Victor Hugo, Les Misérables: misère, héroïsme, révolution



 

Les Misérables est un chef d’œuvre de l’auteur français Victor Hugo (1802-1885), paru en 1862. Ceci est un aperçu du contenu du livre abrégé par Marie-Hélène Sabard qui compte 317 pages.

Dans ce roman Victor Hugo décrit la souffrance de la classe populaire française après la révolution : mère célibataire, bâtarde, pauvreté, vol…Il retrace l’héroïsme de Jean Valjean qui éleva une enfant, sauva des vies, alors que c’est un ancien forçat. Aussi, on évoque la bataille de Waterloo et les émeutes de Paris en 1832. A côté des misérables, une histoire d’amour avait bien aboutit.

Première partie du roman Les Misérables de Victor Hugo : Fantine

Un soir, en 1825, un homme nommé Jean Valjean apparut à l’évêque de Digne; il était libéré du bagne. Alors il fut logé. Il avait fait dix neuf ans de bagne pour avoir volé un pain et fait plusieurs tentatives d’évasion. Il jugea que son châtiment était une iniquité. Alors il vola l’argenterie de l’évêque. Ce dernier l’a protégé et lui a cédé l’objet volé. Après s’être emparé d’une pièce de monnaie à un enfant, il sentit qu’il était un misérable.

A Montfermeil, une gargote était tenue par les Thénardiers. Fantine, mère célibataire, passait devant cette auberge après avoir quitté Paris, abandonnée par son amant, demeurant seule et sans revenu avec sa fille de trois ans, Cosette. Alors les Thénardiers acceptèrent de garder l’enfant pour sept francs par mois. Mais ils la maltraitaient.

Fantine était arrivée à Montreuil-sur-Mer où tout le monde vénérait le maire, Mer Madeleine, qui était riche et étranger, sauf Javert qui était un homme de police. Mer Madeleine a pris en charge cette misérable femme, avec son enfant.

En fait, Mer Madeleine n’était autre que Jean Valjean qui avait subi une transfiguration. Au palais de la justice, il assista au procès d’un accusé de vol estimé être Jean Valjean le recherché. Alors, il prouva son identité auprès des témoins. Il fut arrêté et la misérable Fantine mourut.

Deuxième partie : Cosette

A Toulon, on croyait Jean Valjean mort, mais il était fugitif. Ensuite, étant voyageur, il a sauvé Cosette des Thénardiers contre une somme d’argent et a rejoint Paris. L’enfant avait huit ans.

« C’était la deuxième apparition blanche qu’il rencontrait. L’évêque avait fait lever à son horizon l’aube de la vertu ; Cosette y faisait lever l’aube de l’amour ».

Les deux vivaient heureux dans une masure. Ensuite Fauchelevent, que Jean Valjean avait sauvé la vie auparavant, les a abrités, il était jardinier au couvent. Par ailleurs il fallait fuir Javert qui était sur sa piste.

Troisième partie : Marius

Gavroche était un enfant de onze à douze ans, issu d’une famille misérable, jeté dans la vie d’un coup de pied par ses parents.

Mer Gillenormand était un vieillard, bourgeois, vivant avec sa vielle fille et son petit-fils, Marius, c’est le fils de sa cadette qui était mariée puis morte. L’enfant avait sept ans. C’était le fils du colonel Georges Pontmercy, qui fut obligé à céder son fils à son grand-père. Avant sa mort, le colonel a écrit à son fils qu’un certain Thénardier lui avait sauvé la vie à la bataille de Waterloo. Marius grandit et entra à l’école de droit. Mais à force de pitié pour son père il a quitté la maison de son grand-père et il habita dans la même masure que Gavroche.

Marius, à vingt ans, était sans sous, humilié. Il habitait la chambre de son ami Courfeyrac.

« La pauvreté met tout de suite la vie matérielle à nu et la fait hideuse ; de là d’inexprimables élans vers la vie idéale ».

« De l’égoïsme de l’homme qui souffre, il passe à la compassion de l’homme qui médite. Un admirable sentiment éclate en lui, l’oubli de soi  et la pitié pour tous».

Marius s’était habitué à voir au Luxembourg un homme de soixante ans avec une jeune fille qui lui attirait l’attention. On avait nommé l’homme Mer Leblanc.

Les Jondrettes, les voisins de Marius, étaient des misérables qui cherchaient de l’aide. Marius a vu entrer dans leur masure Mer Leblanc, leur bienfaiteur, et la fille à qui il pensait ! Marius découvrit que Jondrette était, en fait, Thénardier !

Quatrième partie : L’idylle rue Plumet et l’épopée rue Saint-Denis

En 1832 quelque chose de terrible se préparait, dans la suite de la révolution de Juillet.  Au Luxembourg, Marius revit Cosette, ils s’aimèrent.

Au printemps de 1832, l’étincelle fut la mort du général Lamarque. Une fusillade éclate. Au cours d’une agitation armée de la rue, Javert fut saisi.

Par ailleurs, Jean Valjean a su que Cosette et Marius étaient amoureux, et que Cosette cachait son amour.

Cinquième partie du roman Les Misérables de Victor Hugo: Jean Valjean

Gavroche mourut par des coups de balles, alors qu’il chantait. Quant ‘à Javert, il fut libéré par Jean Valjean. Ce dernier s’est chargé de Marius qui était blessé et évanoui. Après un parcourt difficile, et quand il a connu l’adresse du grand-père de Marius, il l’emmena chez Gillenormand. Mais, Javert l’accompagnait !

Javert vivait une révolution dans son esprit. Jean Valjean, ce misérable, pesait trop.

« Un malfaiteur bienfaisant, un forçat compatissant, doux, secourable, clément, rendant le bien pour le mal, rendant le pardon pour la haine, préférant la pitié à la vengeance, sauvant celui qui l’a frappé, agenouillé sur le haut de la vertu, plus voisin de l’ange que l’homme, Javert était contraint de s’avouer que ce monstre existait ». 

Il mit fin à sa vie.

Enfin, découvrez dans le livre, le dévoilement des secrets et le sort de notre héros, Jean Valjean, et de Cosette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 12 février 2020

L’homme Qui Plantait Des Arbres de Jean Giono : un homme solitaire fait rejaillir la vie


L’homme Qui Plantait Des Arbres de Jean Giono est une nouvelle qui raconte l’histoire d’un berger qui a fait rejaillir la vie dans hameau désertique en plantant des arbres. C’était en 1913 quand le narrateur se rendit à un village abandonné dans la région des Alpes. Il rencontra un berger solitaire qui prenait soin de planter des chênes et des hêtres. Après  la guerre de quatorze, les arbres devenaient grands et s’étendaient sur des kilomètres. Tout provenait des mains et de l’âme de cet homme. Ensuite la forêt naissante devint protégée par l’Etat. Même au cours de la deuxième guerre mondiale, le vieux berger continuait ses plantations d’arbres. En 1945, le village qui était abandonné devint resplendissant de vie, l’eau ruisselait et les habitants devenaient plus nombreux.

La personnalité de l’homme qui plantait des arbres

Ellzéard Bouffier était un berger solitaire qui avait perdu sa femme et son fils unique. Il avait cinquante-cinq ans quand le narrateur l’avait vu pour la première fois en 1913. Donc il vivait seul avec ses moutons et son chien. Il parlait très peu et se concentrait dans sa tâche : planter des arbres. Il était très sûr de lui. En plus, son travail lui donnait une santé solennelle, et c’était son moyen d’être heureux.

Un berger seul et solitaire fait surgir tout un village à partir d’un désert

Dans la région des Alpes, le narrateur se trouvait dans un village abandonné sans signe de vie. Il trouva un berger accompagné d’une trentaine de mouton et un chien. Il l’emmena à sa maison en pierres, lui donna à boire, partagea avec lui sa soupe et passa la nuit.
Le contact avec ce berger, solitaire et silencieux, donnait de la paix si bien qu’il lui demanda de rester le lendemain chez lui. Alors il l’aperçut entrain de planter des chênes en faisant un trou avec un fer et y mettant un gland. Il avait trouvé que ce pays manquait d’arbres alors il voulait y remédier. Il s’était résolu à prendre plaisir à vivre seul avec son pâturage et à planter des arbres.

L’année suivante, le narrateur fut engagé pendant cinq ans dans la guerre de 14. Mais l’homme qui plantait des arbres était toujours là, il s’était débarrassé de ses moutons pour protéger ses arbres. Il avait des ruches et il y avait 1910 chênes plus hauts que lui. Les hêtres arrivaient aux épaules.
En plus, en redescendant vers le village, le narrateur aperçut de l’eau couler dans des ruisseaux, ainsi que des osiers et des prés ! Ainsi, à partir de 1920, il prenait l’habitude de rendre visite à Elzéard chaque année. En 1933, ce berger envisageait de planter des hêtres à douze kilomètres de sa maison. Et pour cela, il construisit une cabane de pierre sur les lieux. Après deux ans, une délégation vint pour voir la forêt, et elle fut protégée par l’Etat. A vingt kilomètres du lieu de l’inspection, on contemplait des arbres de six à sept mètres de haut dans un endroit qui était désertique en 1913.

En 1945, l’homme qui plantait des arbres avait quatre-vingt sept ans.  Le narrateur débarqua à Vergons et ce n’était plus le hameau misérable où vivaient trois personnes comme dans la préhistoire. Désormais, le hameau contait vingt-huit habitants et les maisons étaient  entourées de jardins. Aussi, les champs d’orge et de seigle étaient là, et les prairies verdoyaient. La vie était heureuse et confortable. 



mardi 29 octobre 2019

Le Vieil Homme Et La Mer d’Ernest Hemingway : le défi d'un vieux pêcheur cubain

Le Vieil Homme Et La Mer d’Ernest Hemingway  est un court roman paru en 1952. C’est l’histoire d’un vieux pêcheur à Cuba. Le vieux Santiago était habitué à emmener avec lui un jeune garçon pour la pêche au Gulf Stream. Mais avec l’échec du vieux, les parents du gamin ont choisi de le brancher avec un bateau qui avait plus de succès. Après avoir passé 84 jours sans attraper un poisson, le vieil homme était triste. Le gamin l’adorait, il l’appelait grand-père, et venait pour le servir et le réconforter. Ainsi il lui apportait à manger, de quoi se laver, et des sardines qui servaient d’appâts pour la suivante conquête de l’océan. En effet, Santiago voulait retrouver sa gloire, il prépara sa barque dès l’aube avec l’aide du gamin.

On suivra le vieux pêcheur, seul, durant juste quelques jours, au large de l’océan, avec la suite aube, jour, crépuscule, et nuit. Il guette les oiseaux, il manipule sa ligne, il mange un thon cru et il peut attendre de longues heures pour voir la babine plonger. Il parlait seul, s’adressait à lui-même et aux poissons. Ses pensées allaient jusqu’aux souvenirs de sa belle jeunesse, et parfois ses réflexions avaient une allure philosophique. Pour lui, les étoiles, les oiseaux, et les poissons étaient les amis qui ne le laissaient pas seul.

Toutefois, son aventure était difficile, il fallait lutter pendant une longue période pour s’emparer d’un énorme espadon qui avait mordu à l’appât. Les mains blessées, épuisé, Santiago avait réussi à l’avoir sur sa barque ; mais aussi il fallait faire face à l’attaque de requins.
Finalement, de retour sur terre, il retrouve le gamin, et les autres pêcheurs réaliseront le grand exploit de Santiago.

L’activité de pêche décrite dans Le Vieil Homme Et La Mer d’Ernest Hemingway

Sous le soleil de la mer des Tropiques, au port, les pêcheurs se réunissent à la Terrasse, et là on se moquait du vieil homme qui n’avait rien rapporté. La marchandise sera amenée au marché de la Havane, et on livrait les requins à « l’usine à requins ».
Santiago utilisait des outils simples qu’il amenait sur sa barque : des lignes, la gaffe, le harpon, le seau aux appâts et le gourdin pour assommer les grands poissons. Au chemin de la mer à l’aube, « les gens se mouvaient, pieds nus, dans l’obscurité, les mâts de leurs bateaux sur les épaules ».

Le vieux Santiago était pauvre : il habitait une cabane, un pantalon bourré de journaux lui servait d’oreiller, et il buvait son café dans une boite de conserve. En plus, il mangeait les œufs de tortue, et buvait chaque jour un verre d’huile de foie de requin qui aurait des vertus : « excellent remède contre le rhume et la grippe. C’était aussi bon pour les yeux ». En mer, il mangeait un thon cru ou des crevettes crues accrochées à l’herbe jaune du Gulf. 

Le Vieil Homme Et La Mer d’Ernest Hemingway nous décrit la patience et le déterminisme. Il surveille et attend la secousse de la babine avec un chapeau de paille sur la tête. Des heures passent à attendre un lourd poisson à mordre l’hameçon ! Il attend sa montée : au crépuscule, sinon à la lune, sinon le matin. Son expérience fait bien sa preuve. En effet, sentant le poids « formidable » du poisson à l’autre bout du fil, « il ne s’exprimait point, parce que les chants de triomphe, ça risque de tout faire manquer ». Et voici sa technique quand il attrape une dorade: «De la main droite il retenait la grande ligne ; de la gauche il ramena la dorade. Chaque fois qu’il gagnait un morceau de ligne, il plaquait dessus son pied nu »  

Le vieil homme en mer s’associe parfaitement à son biotope

Le Vieil Homme Et La Mer d’Ernest Hemingway décrit aussi l’Amour du pêcheur pour sa vie en mer. Santiago aimait ce qu’il rencontrait en mer. Ainsi, il aimait les poissons volants, les hirondelles, la méduse et les petits poissons autour, et même les étoiles étaient ses amies. Il aimait aussi l’aigle de mer qui, lorsqu’il tourne en ronds, il indique au pêcheur qu’il avait trouvé un poisson ! Il rencontre aussi d’autres oiseaux tels que la fauvette, l’épervier, et le canard sauvage. Leur compagnie l’amusait et parfois il leur parle et ça lui fait chaud au cœur. Aussi, on verra les taches de plancton, l’herbe jaune qui produit une phosphorescence la nuit...

Pour les poissons, il les respectait, lui adressait la parole : « poisson, dit-il, je t’aime bien. Et je te respecte. Je te respecte beaucoup. Mais j’aurai ta peau avant la fin de la journée ».
Il se souvenait d’un couple de marlins : la femelle piégée luttait et le mâle tournoyait tout près. Puis, quand le vieux s’était emparé d’elle, le mâle avait réagit « le mâle fit un bond prodigieux hors de l’eau tout près de la barque afin de voir où était la femelle,  « qu’il était beau, qu’il était fidèle » ».
La mer, il l’embrassait d’un regard. Le ciel, il y connaissait les signes de l’ouragan, « les gens de la terre ne comprennent rien au ciel » pensait-il.

La lutte du vieux pêcheur en mer

Une bataille avait duré très longtemps entre le vieil homme et un énorme espadon. Il fallait supporter la haute tension de la ligne qui lui écorchait les mains ! Plusieurs étapes se sont passées, de jour et de nuit, et le vieux s’acharnait pour son but. Pour se faire encourager, il adressait des paroles à ses mains et à sa tête. Finalement, couvert de sueurs, mains blessées, abattu, il l’a eu! Mais, le combat continuait avec l’attaque de requins attirés par le sang écoulé. De l’espadon il n’en restait que la tête et l’arête, mais le grand homme du Gulf Stream avait aussi tué les requins par des coups de harpon!

La fin: sur terre

Pour Le Vieil homme Et La Mer d’Ernest Hemingway, c’était une très belle fin. De retour au port, il a senti l’immensité de sa fatigue. Il retrouve le gamin inquiet qui venait lui chercher à boire et à manger. Les pêcheurs mesuraient l’arête de l’espadon de Santiago, il mesurait 6 mètres de long. En effet, ils n’avaient jamais vu un pareil !





mercredi 16 octobre 2019

Croc-Blanc de Jack London : le loup fort, intelligent et fidèle


Croc-Blanc de l’auteur américain Jack London est un roman paru en 1906. C’est l’histoire d’un loup qui a vécu 4 grandes étapes. Premièrement il était louveteau né au Grand Nord américain, et à côté de sa mère, il a apprit les lois de la vie sauvage. Ensuite il a été capturé par des indiens, et il a apprit la soumission à son maître pour être un chien de traineau. L’homme était pour lui un dieu. Vendu, mal traité par un autre homme, il devint féroce, c’était le « loup combat » imbattable. Toutefois, Croc-Blanc a pu être sauvé un jour de cette atmosphère défavorable par Weedon Scott. Avec son nouveau maître, on verra la somme de l’adoration et de la fidélité avec l’intelligence de l’animal qui s’adapte et apprend les lois des humains !

La vie de l’animal sauvage dans le roman de Croc-Blanc de Jack London

A la forêt du Grand Nord, froid et silencieux, une louve sauvage était en fait, mi-louve mi-chienne. Jack London nous décrit entre autre le comportement des mâles en rivalité amoureuse vis à vis de celle-ci. Parmi les rivaux un seul restant sera le père de louveteaux nés dans une tanière. Le père mourut dans un combat avec une femelle de lynx qui protégeait sa progéniture par instinct maternel. Les petits moururent de faim et un seul survivait pour rester avec sa mère; ça sera notre héro. 

On suivra le louveteau dans son développement progressif. Il découvrait son milieu (tanière, animaux, branches) et classait les choses en « animées » et « non animées », « petites » et « grandes ». Il admirait sa mère et dépendait d’elle. On suivra l’évolution du sentiment de peur, les étapes d’apprentissage dans les aventures de chasse, et son progrès pour devenir fort et malin. Ainsi, il apprit des lois. La grande loi de l’alimentation était: la vie c’est "manger" ou "mangé". Ensuite il saisit les lois du plaisir, les moments de bonheur, l’imprévu, l’épouvante…

Croc-Blanc quitte la vie sauvage pour vivre avec l’homme

Des hommes indiens l’ont rencontré et l’ont nommé en référence à ses crocs tous blancs ! Depuis, il demeura avec eux au camp. Etant émerveillé par « le pouvoir quasi divin » de ces « animaux-hommes », il était soumis à leur supériorité. Pour lui ils étaient des dieux. Son maître Castor-Gris lui a apprit la servitude et l’obéissance. Il fallait aussi différencier entre les dieux et comprendre la loi de la propriété. Il y avait eu un pacte : « Contre la possession d’un dieu de chair et de sang, il offrait sa liberté ». Donc, Croc-Blanc était nourri, sécurisé ET lui il protégeait son dieu et travaillait pour lui.
Par ailleurs, il était en conflit avec un jeune chien nommé Lip-Lip. Avec le temps il avait acquis une maturité, il devenait rusé pour piéger ce chien. A l’âge de 8 mois, on l’a harnaché au traineau, et il était plus fort et plus rapide que tous les chiens. A l’âge de 1 an, il était le chef de file de l’attelage, mais là il vivait dans une atmosphère de haine.

Le loup combat

Beauty Smith était un homme dangereux et Croc-Blanc en était persuadé. En effet, il a réussi à rendre Castor-Gris alcoolique pour qu’il soit obligé à lui vendre son loup contre des bouteilles. A deux reprises, l’animal fidèle a réussi à s’échapper pour rejoindre son ancien maître : « Il s’était donné à Castor-Gris et s’était donc toujours à lui qu’il appartenait ». Puni, il a du obéir, jouer des combats avec paris et Beauty Smith en gagna de l’argent. Il était toujours le grand favori. Croc-Blanc devint de plus en plus féroce, et la vie était pour lui un enfer !

Le maître bien aimé

Lors d’un combat difficile avec un bulldog, il finit par être abattu quand deux étrangers intervinrent pour séparer les combattants. C’étaient Weedon Scott, expert de prospection minière, et son compagnon. On a donc sauvé Croc-Blanc de cet enfer, mais il fallait un certain temps pour que Scott arrive à le soumettre et à le débarrasser de sa férocité.
Avec lui, Croc-Blanc a connu de nouvelles sensations. Il développa un grand attachement et un grand amour pour Scott. D’ailleurs il était terriblement triste en son absence, et il refusait même la nourriture ! Alors, il a du l’emmener avec lui en voyage au sud, pour l’accompagner dans sa résidence.

Au sud, le loup découvrait un autre environnement : rues, ville, vacarme. Il s’adaptait très bien avec chacun des membres de la famille, les domestiques et avec les animaux présents (chienne, lévrier, poules). Croc-Blanc ne comprenait  pas le langage parlé mais par l’expérience il savait déterminer sa conduite. Son intelligence était fascinante ! Il continuait à apprendre des lois de la vie communautaire. On cite : « Ce qui était le plus nécessaire dans cet inextricable labyrinthe de la civilisation, c’était la maitrise de soi, la capacité de refréner ses instincts ». Ainsi sa vie était agréable et facile.
Il a fait preuve de fidélité et vigilance quand il a attaqué un intrus qui voulait tuer le père de Scott par vengeance. Cet homme était bel et bien recherché par la justice !

Réflexion

L’histoire de Croc-Blanc met l’accent sur la question de l’origine d’un caractère. Tout au long du roman Jack London poursuit l’analyse de ce caractère.  Un comportement trouve son origine dans l’instinct, ou dans les acquisitions de l’environnement. A chaque étape de vie, on suit l’apprentissage du loup : de la nature, de sa mère, des chiens de l’attelage et de ses maîtres. Dans son caractère on trouvait les marques de l’hérédité et de l’environnement. Ainsi, l’homme l’a conditionné à un milieu différent du monde sauvage, pour cela il devait être un chien, et pas un loup.






samedi 21 septembre 2019

Vol De Nuit d'Antoine de Saint-Exupéry: une réflexion à chaque pas

Vol De Nuit d'Antoine de Saint-Exupéry est un livre paru en 1931 et a reçu le prix Femina. Ce livre relate l'expérience de l'auteur quand il était pilote en Amérique du sud à l'époque. En effet, ça se passe en Argentine, où Rivière, le responsable dans une compagnie aéropostale, commandait pour acheminer le courrier par vol de nuit pour raccourcir les délais. Il parlait de "grande oeuvre".

Dans une de ces nuits, trois avions devaient atterrir à Buenos Aeres ramenant les courriers provenant du sud : Chili, Patagonie et Paraguay. D'abord, le premier pilote, Pellerin, réussit son atterrissage. Ensuite, on suivra le deuxième, Fabien, en difficulté devant une tempête nocturne, et la conduite aux bureaux de la base face à cette situation. Là, autour de ce personnage central, Rivière, Antoine de Saint-Exupéry nous expose un grand nombre de réflexions philosophiques sur la responsabilité, l'action, le courage, l’héroïsme, la gouvernance des hommes et des événements, le bonheur humain, l'échec...Finalement, l'avion est perdu, le troisième pilote atterrit, et le chef ordonne un autre vol pour le courrier d'Europe: le vol de nuit continue!
Ce livre n'est ni un roman d'aventure, ni une récitation d’événements. On pense, on médite, on décrit comme un poète et on réfléchit comme un philosophe. L'auteur unit la pensée sage et difficile avec le charme et la sensibilité! 

Antoine de Saint-Exupéry expose de nombreuses réflexions autour du commandement du vol de nuit

 La dureté: Rivière était un responsable fort à appliquer un règlement dur visant à créer à l'homme une volonté. En effet, pour lui l'homme était "une cire vierge qu'il fallait pétrir". Et ce qui prime c'est le culte du courrier.
La gestion des sentiments: Il disait que si les pilotes vous obéissent par amitié vous les dupez. "Aimez ceux que vous commandez mais sans le leur dire". Et quand la femme du pilote en retard intervenait, il faisait taire l'émotion car elle n'aide pas au sauvetage des hommes.
L’héroïsme: L'inspecteur Robineau admirait Pellerin, le pilote revenant vainqueur. Il estimait cet homme fatigué avec ses mains sales et ses yeux clos. Et l'insomnie que suscite le vol de nuit faisait de la belle oeuvre, le commandant disait: "Si les insomnies d'un musicien lui font créer de belles œuvres, ce sont de belles insomnies". Sa cause étant grandiose, il voyait les villes franchies comme "des cités qui tombaient".
L'union des hommes: Le responsable pense que la veille de nuit qu'il fait avec son équipe (secrétaire, radiotélégraphistes) les unit fortement. Il voyait un jour les mains d'un ancien ouvrier d'avion comme les plus belles au monde!
On crée des hommes pour savoir commander des événements: "Parce que les événements, on les commande, et ils obéissent, et on crée. Et les hommes sont de pauvres choses, et on crée aussi. Ou bien on les écarte lorsque le mal passe par eux". Il se disait que s'il laisse libre cours aux événements, une tempête retardera un courrier en marche. 
L'échec: Devant un problème de vol de nuit, il pense qu'il y a une cause de problèmes qui se révèle, elle même sera la cause de moins d'accidents. Ainsi "Les échecs fortifient les hommes". 

Antoine de Saint-Exupéry fait l'éloge à l'aviation

Inspiré de ses aventures réelles d'aviateur, Antoine de Saint-Exupéry nous décrit le pilote. Il médite son vol de nuit, il est dans sa carlingue avec le gyroscope, le manomètre, la lampe de bord, il traverse les orages et les clairières de lune, il passe entre les collines et les nuages...
En temps calme, l'auteur décrit Fabien le pilote comme un berger, d'une ville à l'autre comme d'un troupeau à l'autre. L'aviation est comme une conquête, il se penchait pour voir les maisons, les cafés et les arbres. 
Quand il se repose en ville, avant son vol de nuit, elle était pour lui comme "un port". Sa femme admirait ce héro, sa poitrine étant comme "un beau navire" et ses bras responsables de "quelque chose de grand". Et en songeant à sa mission nocturne, il "respirait profondément comme avant de se jeter nu dans la mer". Après, il volera et fera sa conquête, il "possédera" des villes, et des montagnes.
En tempête nocturne, il voyait l'aube comme une "plage de sable doré" vers laquelle il nagerait! Il luttait, et il a pu émerger plus haut au-dessus de la tempête "comme une barque qui passe dans la digue". Puis il découvre une clarté éblouissante, et "tout devenait lumineux"! En fait, ça nous fait rêver d'avoir la tête dans la clarté des nuages en pleine nuit!

Le vol de nuit reprend

L’avion d’Asuncion (Paraguay) atterrit à deux heures dix, c’était pour le chef un vol heureux, « la revanche de sa foi ». Il ordonna que le courrier d’Europe décolle juste après et on mettait dans l’avion d’Europe le transit d’Asuncion. Ainsi, il n’avait suspendu aucun vol de nuit après la perte de l'avion de Fabien; il poursuit sa cause et c'est ce qui compte.