samedi 23 janvier 2021

Taxi de Khaled Al Khamissi: des conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire

 


Taxi de l’auteur et journaliste égyptien Khaled Al Khamissi est un livre paru pour la première fois en 2007. Il fut traduit de l’arabe au français par Hussein Emara et Moïna Fauchier Delavigne. Le livre compte 190 pages.

C’est un livre qui regroupe cinquante-huit conversations tenues avec des chauffeurs de taxi du Caire entre 2005 et 2006. Chacune compte 3 à 4 pages. Il s’agit de sujets divers de la vie quotidienne de la grande ville du Caire. On y perçoit les difficultés de vie : pauvreté, pollution, surpopulation, banditisme, maladie…

En outre, certains sujets politiques sont abordés selon le point de vue des chauffeurs de taxi : la guerre en Irak, le conflit avec les israélien et les américains, les manifestations, les élections, certains personnages historiques de l’Egypte…

On cite et on implore Dieu souvent. Parfois il y a une note d’humour qui s’ajoute.

Résumés de quelques nouvelles du livre Taxi de Khaled Al Khamissi

  • 1.  Un vieux taxi racontait qu’un jour il était malade et en manque d’argent. Alors il sortit travailler. Un autre taxi tomba en panne et il se chargea d’embarquer son client, il venait d’Oman et allait à l’aéroport. Ce dernier a bénéficié de l’aide du petit fils du vieil homme pour faciliter les procédures douanières. Pour cela il lui donna 1000 livres. La leçon était : ni le pain ni l’argent ne t’appartient, tout appartient à Dieu.
  • 2.   Un taxi avait eu comme client un sergent de police en civile. Arrivé à destination il lui a demandé son permis. Alors le chauffeur lui a donné de l’argent. Le policier a eu vingt livres. Comme commentaire le chauffeur disait que le banditisme était partout.
  • 3.   Le narrateur, dans un taxi, s’est aperçu que la voiture s’était arrêtée et que le chauffeur s’était endormi ! Réveillé, la voiture faisait des déviations. Alors le narrateur criait et le chauffeur s’est excusé. Il lui a expliqué qu’il demeurait dans la voiture depuis trois jours ! En fait il avait juré à sa femme qu’il ne rentrerait pas chez lui qu’après avoir payé la mensualité de la voiture.
  • 4.   Dans une ville de haut niveau de pollution, le chauffeur de taxi fumait. Le narrateur lui a demandé de jeter sa cigarette. Alors le chauffeur lui a parlé de son habitude tabagique depuis le lycée. Il avait pensé qu’il fallait arrêter de fumer pour pouvoir se marier, mais l’habitude tabagique avait gagné.
  • 5.   Un chauffeur a raconté que le père des enfants qu’il emmenait à l’école fut emprisonné. Leur mère qui n’avait plus de quoi payer le supplia de les emmener en attendant la libération de son mari. Alors il s’est rappelé ce que disait son père : « Fais le bien et Dieu te le rendra ».
  • 6.   Un chauffeur de taxi avait vécu en Irak. Il disait que les irakiens étaient incroyables. Pendant le mois de Ramadan, il était dans un magasin et les voisins leur apportaient l’iftar pendant tout le mois. Le plateau était si grand qu’il fallait ouvrir les deux battants de la porte pour le faire passer.

 

 

vendredi 8 janvier 2021

La Bâtarde d'Istanbul: à la recherche des origines




La Bâtarde d’Istanbul de l’auteure turque Elif Shafak est un roman paru en 2006, il compte 378 pages. Il est traduit de l’anglais par Aline Azoulay. C'est une histoire turco-arménienne qui touche cinq générations.

Asya, la bâtarde d’Istanbul, fut élevée dans une famille de femmes. Elle a fait la connaissance d’Armanoush, la belle-fille de son oncle, qui était de mère américaine de père arménien. En effet, elle arriva à Istanbul à la recherche de son origine arménienne. La famille de son père était la descendance de survivants du génocide commis par les turcs de l’empire Ottoman contre la minorité arménienne de Turquie en 1915. La grand-mère d’Armanoush, Shushan, avait quitté son mari turc et son fils Levent pour rejoindre son frère arménien en Amérique. Levent était le père de Zeliha, la mère d’Asya !

Elif Shafak pose la question de la place de notre passé dans notre présent, et l’importance des origines. Faut-il que la bâtarde d’Istanbul cherche son père ? Faut-il qu’Armanoush cherche son identité arménienne, celle de ses ascendants ? Fallait-il que Shushan, arménienne, quitte son mari turc pour aller chez son frère arménien ? Fallait-il que Mustapha oublie sa culture turque quand il vivait en Amérique ?

C’est un récit passionnant, très réel, proche du lecteur. A côté du sujet principal, Elif Shafak nous régale avec de belles descriptions : dîner en couple, petit-déjeuner en famille, salon turc, promenade à Istanbul, sons au bord du ferry, Istanbul au petit matin..

Aussi, les détails seront appréciés: nourriture, paroles d’une chanson, une moustache, des tatouages, les titres de livres, un tapis, un bureau, une recette turque, une émission télévisée, un chat…

Les Kazanci

Zeliha Kazanci, d’Istanbul, osait sortit avec des mini jupes et des chemisiers ajustés. Elle avait dix-neuf ans quand elle était tombée enceinte hors mariage. Elle était la benjamine d’une fratrie de quatre sœurs.

Sa sœur Feride, était schizophrène. Les deux autres sœurs étaient Banu la grosse, et Cevriye, professeur d’histoire. La mère s’appelait Gülsüm et la grand-mère était Petite-Ma.

Les hommes de la famille étaient tous morts jeunes, frappés par une malédiction. Ainsi quand Gülsüm eut un garçon, Mustapha, il fut considéré comme un trésor. Elle l’envoya étudier en Arizona aux USA pour le protéger de la mort par malédiction.

Rose et les arméniens

Rose, américaine, divorça après un mariage avec un arménien, Barsam. Elle s'est remariée avec Mustapha, le turc. En fait, la famille arménienne de son ex-mari, les Tchakhmakhchian, réprouvait les turcs. Ils étaient les descendants de survivants du génocide des turcs contre les arméniens en 1915.

La bâtarde d’Istanbul et sa famille

Asya Kazanci, la fille de Zeliha, a su à l’âge de huit ans qu’elle était née bâtarde. Au fil des années elle comprit qu’elle avait une famille anormale. A dix huit ans elle a échoué une tentative de suicide. A dix-neuf ans elle se distinguait par sa rationalité. Elle était distante de sa mère et de ses tantes. Elle aimait la musique, la danse classique et la philosophie.

Tante Banu devint une voyante. Ensuite elle déclara vouloir se consacrer à Dieu et devenir comme les derviches d’antan. Ainsi elle s’enfonça dans sa solitude. Zeliha, toujours séduisante, a ouvert un salon de tatouage.

Armanoush

Armanoush, la fille de Rose, a vingt et un ans . Elle aimait se rendre chez les Tchakhmakhchian, pendant des mois, à San Francisco, ils étaient affectueux. 

Elle trouva refuge dans un cybercafé qui unissait des arméniens et des grecs descendants de Stambouliotes. Leur ennemi commun était « les turcs ». Ils abordaient la question de l’identité arménienne. Armanoush sentait son problème d’identité

 « Son enfance fragmenté l’avait empêchée de s’inscrire dans une lignée, de trouver son identité ». 

Elle leur exprima son désir de retrouver le passé des siens en Turquie, en voyageant à Istanbul chez la famille de Mustapha.

Petite-Ma

Elif Shafak évoque, par le personnage de Petite-Ma, la prière, le coran et la préservation du contre le mauvais œil.

Petite-Ma était jeune en 1923 lorsque sa mère, veuve, avait émigré à Istanbul. Elle se maria, à la traditionnelle, avec Riza Selim, ancien chaudronnier devenant fabricant de drapeaux. Il avait un fils de sa première femme qui l’avait abandonné, il s’appelait Levent. Ensuite Riza Selim a du choisir un patronyme : Kazanci. Son mari mourut de façon inattendue comme tous les hommes Kazanci. Ainsi Petite –Ma vint à croire au mauvais œil.

Armanoush à Istanbul

A la recherche de son identité arménienne,  Armanoush débarqua en secret à Istanbul chez les Kazanci. En effet elle était la belle-fille de Mustapha.

A Istanbul, Armanoush fut étonnée de voir Zeliha avec sa mini jupe et sa sœur Banu avec son voile ! Elle découvrit le charme du salon de la maison des Kazanci, les turcs:

« …une peinture à l’huile bucolique représentant un paysage trop pittoresque pour être réel, un calendrier illustré de photos de hauts lieux de la Turquie, une amulette contre le mauvais œil, un portrait d’Atatürk en smoking secouant son chapeau en direction d’une foule hors cadre. Tous ces souvenirs et ces nuances vives de bleu, de bordeaux, de vert océan, de turquoise donnaient à la pièce cette atmosphère lumineuse qui ne devait rien aux lampes ni au soleil. »

A table, elle remarqua des plats qui faisaient partie de la cuisine arménienne. Armanoush expliqua que son arrière grand-père était sur la liste des intellectuels arméniens à éliminer. Et elle raconta l’histoire de la déportation de sa famille arménienne par les turcs de l’empire Ottoman en 1915. En outre elle était amie avec la bâtarde d'Istanbul.

Le passé et le présent

« Pour les Arméniens, le temps était un cycle au cours duquel le passé s’incarnait dans le présent et le présent donnait naissance au futur. Pour les Turcs, le passé s’arrêtait en un point précis, et le présent repartait de zéro à un autre point. Entre les deux, il n’y avait que du vide »

A la place de la maison de grand-mère Shushan, la grand-mère d’Armanoush, il y avait un immeuble. Un chef cuisinier avait expliqué à Asya, la bâtarde d'Istanbul, et Armanoush: 

« Il reste peu de vieilles familles stambouliotes ici…Dans le temps la ville était si cosmopolite ».

Tante Banu

Tante Banu se lève la première avec l’appel à la prière de l’aube. Elle parlait avec ses djinn, Mer Amer et Mme Douce. Mer Amer la servait depuis plus de six ans. En effet elle lui demandait des événements, des secrets, pour répondre à l’attente des ses clientes. Mais la seule faveur personnelle était de lui demander le nom du père d’Asya, la bâtarde d'Istanbul.

Shushan

Hovhannes Stamboulian, un arménien, écrivait un livre pour enfants, en secret. Sa femme s’appelait Armanoush, et il avait trois garçons et une fille : Shushan, la benjamine.

Des soldats turcs vinrent chez l’écrivain avec l’ordre de fouiller la maison. En effet des insurgés arméniens lisaient ses poèmes et se rebellaient contre le sultanat ottoman. Varvant, le fils aîné, alla chercher l’oncle Levon et trouva son apprenti chaudronnier Riza Selim. Mais oncle Levon était arrêté par les soldats. Varvant ne trouva pas de secours.

« …même quand ils furent expulsés de la maison en pleine nuit par des soldats et qu’ils se trouvèrent sur la route, au milieu de milliers d’Arméniens épuisés, affamés, battus, cernés par des soldats à cheval… ».

Ainsi, les enfants devinrent des orphelins égarés sauvés ensuite par des missionnaires américains, ils demeurèrent à San Francisco.

Mer Amer continua à raconter à tante Banu l’histoire de Shushan la grand-mère d’Armanouch.

Le passé pour les arméniens et pour la bâtarde d’Istanbul

Armanoush présenta Asya, aux membres du cyber café. On soulevait la question du génocide passé et là Esya souleva le problème de son passé. Le passé est-il mort ou s’insère-t-il dans le présent ? Est-on responsables des crimes de nos pères ?

Shushan, l’arrière grand-mère de la bâtarde d’Istanbul

Banu avait une broche en forme de grenade, son père la lui avait donnée, il l’avait héritée de sa mère qui l’avait abandonné. Banu a su par la magie que cette broche avait appartenu à Shushan.

Armanoush, après l’arrestation de son mari, découvrit la broche en forme de grenade dans son bureau à côté d’un manuscrit inachevé. Riza Selim Kazanci avait vu Shushan, petite, dans un orphelinat. Il sut qu’elle était la nièce de son maître chaudronnier. Alors il l’épousa et fut appelée Shermin Kazanci. Ils eurent un garçon : Levent.

Des années après, le frère de Shermin venant d’Amérique se présenta et lui offrit la grenade en or. Après une semaine elle voyagea vers l’Amérique laissant une lettre d’excuse et la broche.

Banu refusa de dévoiler à Armanoush le secret de sa grand-mère mais elle lui donnera la broche.

Mustapha

Mustapha avait violé sa sœur Zaliha il y a des années à la suite d’une dispute. Il mourut subitement à Istanbul. Après sa mort, Zeliha annonça à sa fille, la bâtarde d'Istanbul, qu’il était son père.

Citations :

Qu’importe ce qui tombe du ciel, jamais nous ne devons le maudire

Si les réponses ne t’intéressent pas ne pose pas de questions

Le passé n’est qu’un lien dont il faut savoir s’affranchir

Ne me plonge pas à la fois dans la connaissance et dans l’impuissance

Je ne peux pas changer la direction du vent, mais je peux ajuster mes voiles pour toujours atteindre ma destination

Le passé n’est jamais mort et enterré

 

vendredi 18 décembre 2020

Résumé du livre Le Rêve Et Son Interprétation de Sigmund Freud

 


Le Rêve Et Son Interprétation de Sigmund Freud est un ouvrage publié en 1899. Le livre compte 84 pages.

Le rêve est le résultat d’un travail qui transforme un contenu latent en un contenu manifeste. Dans ce livre Freud explique les procédés de ce travail psychique. L’interprétation du rêve vise à comprendre le lien entre les idées latentes et le contenu manifeste.  

L’origine du rêve selon les résultats de la psychanalyse de Freud

Le rêve est attribué à l’activité psychique du dormeur. Beaucoup de questions concernant le rêve restent sans réponse. Les philosophes et les médecins ont des hypothèses différentes quant ‘à l’origine du rêve. Mais le sentiment populaire croit au sens du rêve.

La psychanalyse a permis à Freud de tirer des conclusions. L’origine du rêve plonge dans l’inconscient. En effet Freud a appliqué la méthode psychanalytique d’étude de l’angoisse dans l’interprétation du rêve. Comme exemple il propose l’interprétation de son propre rêve dans ce livre.

« Je puis dès maintenant concevoir le rêve comme un substitut de tout le contenu sentimental et intellectuel des associations d’idées auxquelles l’analyse m’a fait parvenir »

Le travail de rêve

  • La condensation, le déplacement dans le rêve

Freud explique que le contenu latent du rêve se transforme en un contenu manifeste (travail du rêve). Et par le travail d’analyse on passe du contenu manifeste au contenu latent. Ainsi il classe les rêves en trois catégories : raisonnables venants de la vie psychique consciente, raisonnables mais étonnants, et obscurs et absurdes.

Freud conclue que les rêves d’enfants, qui appartiennent à la première catégorie, sont des désirs non satisfaits et réalisés dans le rêve. Ils peuvent se voir chez l’adulte. En outre, dans les rêves incohérents, il se produit un travail de condensation et chaque souvenir apporte sa contribution. Freud expose plusieurs exemples d’interprétation de rêves.

Par ailleurs l’intensité psychique des représentations se transporte sur d’autres, ce qui rend difficile de comprendre les relations entre le rêve latent et le rêve manifeste. C’est le déplacement dans le rêve.

  • La représentation concrète/ la logique

Les idées latentes trouvent un moyen d’expression symbolique pour qu’elles deviennent susceptibles d’une présentation concrète. Le matériel de rêve subit une pression et une condensation puis un émiettement. Ensuite ces éléments fragmentés se reconstituent et la sélection élimine ce qui est impropre à la représentation concrète. On dirait que le rêve s’efforce de répondre à la logique.

Freud développe dans ce livre une interprétation d’un rêve absurde pour en ressortir la logique cachée.  

  • Révision finale du contenu du rêve

Elle a pour but de rendre le rêve intelligible. Il s’agit des rêves bien composés.

Principales conclusions du livre Le Rêve Et Son Interprétation

Il y a trois catégories de rêves. Le premier représente un désir non refoulé (infantile), le deuxième représente un désir refoulé déguisé, et le troisième représente un désir refoulé peu ou non déguisé.

Notre appareil psychique comporte une fonction consciente et une fonction inconsciente. A la limite il existe une censure qui ne laisse passer que ce qui est agréable. Ainsi les produits rejetés se trouvent en état de refoulement. Au sommeil cette censure s’affaiblie et les produits rejetés passent après un déguisement. Les processus de travail du rêve décrits concourent au compromis.

 

samedi 12 décembre 2020

Résumé de Cinq Leçons De Psychanalyse de Sigmund Freud

 


Cinq Leçons De Psychanalyse de Sigmund Freud est un ouvrage qui reprend cinq conférences prononcées par l’auteur en 1909 à la Clark University aux Etats-Unis. Il compte 65 pages.


Les Cinq Leçons De Psychanalyse de Sigmund Freud

Première leçon

Dr Joseph Breuer, de Vienne, soigna une malade atteinte d’hystérie, la jeune fille Anna. Elle avait des troubles physiques et mentaux faits de contracture, anesthésie, des troubles des mouvements des yeux, des absences, des états de confusion et de délire, et d’autres signes. C’est un trouble connu sous le nom d’hystérie caractérisé par un état capable de simuler des troubles graves sans mettre la vie en danger (il n’y a pas d’affection organique). Ces symptômes sont apparus quand elle soignait son père.

D’habitude les médecins accordent peu d’intérêt à l’hystérie, mais cette fois Dr Breuer a suivi une démarche différente. En effet il l’a mise dans une sorte d’hypnose et elle s’était mise à raconter des fantaisies d’une tristesse. Elle parlait d’une jeune fille près de son père malade. Ensuite elle s’est améliorée pendant des heures. C’est un nouveau genre de traitement appelé le talking cure. Ce médecin a réussi à supprimer les symptômes d’hystérie. En fait les symptômes étaient comme les résidus de traumatismes psychiques. Après des années les expériences de Freud concordèrent avec celles de Dr Breuer.

« L’hystérie de conversion n’est pas autre chose qu’une expression des émotions exagérées et qui se traduit par des moyens inaccoutumés »

Deuxième leçon

Charcot, en France, a peu près à la même époque, avec Pierre Janet, faisait de la recherche sur l’hystérie.

« D’après cet auteur, l’hystérie est une forme d’altération dégénérative du système nerveux qui se manifeste par une faiblesse congénitale de la synthèse psychique ».

C'est-à-dire que l’hystérique ne peut pas soutenir dans un même faisceau plusieurs phénomènes psychiques et il se trouve obligé de faire une dissociation mentale (dédoublement de la conscience).

Freud procédait avec ses malades sans faire d’hypnose pour faire le lien entre des scènes oubliées et les symptômes. Mais c’était un procédé difficile à pratiquer comme technique définitive. En effet il y a une force qui empêche les souvenirs d’être conscients et cette force maintient l’état morbide.

« La suppression de cette force s’est montrée indispensable au rétablissement du malade ». 

En plus, selon Freud, cette résistance est celle qui a provoqué le refoulement de l’incident pathogène vers l’inconscient. Donc le concept de Freud diffère de celui de Janet, il considère qu’il y a un conflit entre le conscient et l’inconscient et non pas qu’il y a une inaptitude mentale à la synthèse.

D’autres malades hystériques ont un désir refoulé qui existe dans l’inconscient et qui cherche l’occasion à se manifester. Le symptôme en est le substitut dans le conscient.

Troisième leçon

Quand Freud demande de son malade de dire ce qui lui vient dans l’esprit, les idées survenant ne correspondent pas forcément à l’évènement recherché. En fait, plus la force de refoulement est forte plus la déformation de l’idée dans son passage de l’inconscient au conscient est forte. Cette déformation est un substitut, une allusion.

« Ces idées spontanées…représentent en quelque sorte, pour le psychanalyste, le minerai dont il extraira le métal précieux par de simples artifices d’interprétation ».

Les deux autres moyens de sonder l’inconscient sont l’interprétation des rêves et celle des erreurs et des lapsus.

« Quand on me demande comment on peut devenir psychanalyste, je réponds :par l’étude de ses propres rêves ».

« Nos rêves ressemblent intimement aux productions des maladies mentales, d’une part, et que, d’autre part, elles sont compatibles avec une santé parfaite ». 

Il y a des idées oniriques dans l’inconscient qui se défigurent avant de passer dans le rêve. Et de la même façon se passe la défiguration qui précède la naissance des symptômes hystériques.

Pour considérer les idées latentes il faut faire l’analyse des rêves selon la technique psychanalytique décrite.

En outre, certaines erreurs comme les erreurs de lecture, les maladresses ainsi que les gestes qu’on accomplie sans remarquer tels que tripoter des doigts, sont en fait des réflexions des complexes refoulés.

Quatrième leçon

Freud parle d’un facteur psychologique sexuel qui remonte à l’enfance et qui est en grande partie responsable de la maladie. La recherche psychanalytique remonte jusqu’à la puberté et la première enfance pour rencontrer des évènements qui expliquent la sensibilité à des évènements ultérieurs. Et Freud considère que ce sont des désirs sexuels de l’enfant.

En outre il y a des éléments sexuels dans la relation entre l’enfant et ses parents. Le garçon désire se mettre à la place du père et la fille à la place de sa mère. Ainsi naissent des sentiments tendres et aussi hostiles. Le complexe ainsi formé se trouve refoulé dans l’inconscient. Il constitue « le complexe centre de chaque névrose ». Le mythe du roi Oedipe  qui tue son père pour prendre sa mère comme femme représente le désire infantile.

Cinquième leçon

La maladie survient quand il y a des obstacles ou des troubles d'adaptation qui engendrent l'insatisfaction de besoins érotiques dans la réalité.

Au cours du traitement psychanalytique du névrosé, le malade subit un transfert d’anciens désirs devenus inconscients. Ensuite la psychanalyse intervient pour rendre ces désirs inconscients inoffensifs.

dimanche 6 décembre 2020

Les Huit Montagnes de l’auteur italien Paolo Cognetti: pour aimer la vie en montagne

 


Les Huit Montagnes de l’auteur italien Paolo Cognetti est un roman paru en 2016. Il a obtenu le prix Strega 2017. Anita Rochedy a fait la traduction française. Il compte 284 pages

Pietro, de Milan, est allé avec ses parents  pour découvrir les vallées rocheuses de l’ouest. Là-bas, il a fait la connaissance de Bruno, de son âge, avec lui il s’aventurait en montagne. Après des années, Pietro revient et construit une maison avec l’aide de Bruno. Ce dernier entama une exploitation d’alpage et Pietro s’habitua à la solitude. Les deux aimaient la vie en montagne. En outre, Pietro faisait des voyages en Népal à la découverte des montagnes d’Himalaya. Il fut fasciné !

Dans ce roman, on sera emmené en montagne, voir le glacier, les prés, les rives, les buissons, les cascades, le feu de bois, le foin, les rochers…Aussi, on verra la mare, le sentier, le bois, l'alpage, le ruisseau, le fleuve, le vallon,les vallées, les végétations, le torrent, le lac…On vie avec les personnages la vie en nature, en montagne ! C'est plein de phrases longues descriptives de la nature, des longues escalades, et des activités des montagnards. 

Première partie : montagne d’enfance

Pietro avait 11 ans quand ses parents louèrent une maison au village de Grana dans l’embranchement des vallées de l’ouest. L’enfant change de rythme : 

« que je prenne le vent et le soleil, et perde enfin un peu de ma délicatesse citadine ». 

Il explorait le torrent, regardait le berger Bruno, de son âge, il le suivait pour voir les truites qui chassaient. Finalement les deux enfants devenaient amis. Entre autres ils s’aventuraient dans l’exploration des maisons abandonnées de Grana.

Un samedi, le père monta de Milan et décida d’emmener son fils Pietro avec lui en montagne. Pour cela il suivait les règles de marche : 

« un, on prend un rythme et on le tient sans s’arrêter ; deux, on ne parle pas ; trois, aux croisements, on choisit toujours la route qui monte ».

Ils traversaient la forêt et passaient par des villages abandonnés. Pietro aimait la montagne : 

« Moi, j’étais attiré par la montagne qui venait après : prairie alpine, torrents, tourbières, herbes de haute altitude, bêtes en pâture. Plus haut encore la végétation disparaît, la neige recouvre tout jusqu’à l’été et la couleur dominante reste le gris de la roche, veiné de quartz et tissé du jaune des lichens »

Deuxième partie : la maison de réconciliation

Le père mourut quand Pietro avait 31 ans. Ce dernier vivait seul à Turin après avoir interrompu ses études universitaires. Il s’était inscrit dans une école de cinéma. Le père avait acheté un terrain en montagne et son fils en fut l’héritier. Pour cela Pietro monta seul à Grana en voiture après des années d’absence. Il a vu ce paysage:

« Dans le ciel nocturne, des formes blanches renvoyaient comme de la lumière. Je mis un moment avant de comprendre que ce n’étaient pas des nuages mais les montagnes encore enneigées ». 

Bruno conduisait son ami vers la propriété héritée, c’était une ruine. De son vivant le père voulait y construire une maison. Bruno encouragea Pietro à s’y mettre pour accomplir le désir de son père décédé. Ainsi ils commencèrent le chantier au mois de Juin après la fente de la neige. Pietro devint un apprenti maçon. Voici sa description du lac:

« Le lac en contrebas ressemblait à de la soie noire, avec le vent qui la dentelait »

Pietro éprouvait une joie à grimper dans un monde de pierres. Aussi il se rappelait de son père.

« Je pouvais encore reconnaître chaque cime une à une. Je les observais, en fumant, d’est en ouest, et me remémorais chacun de leurs noms. Je me demandais à quelle altitude je pouvais bien être, parce qu’il me semblait avoir franchit les trois mille sans rien sentir dans le ventre… »

Au mois d’Aout, Pietro s’installait dans la maison en construction. Il se déshabituait rapidement de la civilisation.

Troisième partie : Hiver d’un ami

Un vieux Népalais qui emportait des poules vivantes, lui parlait des huit montagnes. En effet, il a fait un schéma représentant le centre du monde qui était le sommet de Sumeru, et qui était entouré par huit montagnes et huit mers ! Ce sommet se confondait avec la maison bâtie par les deux amis !

D’où, Pietro envisagea un voyage au Népal, vers l’Himalaya. Il décrivit les paysans à faire la moisson. En plus il décrivit les sommets d’Himalaya, les cascades, les glaciers, l’eau, les plantes et les animaux.

Bruno s’engagea dans l’élevage de vaches. Il faisait la traite de lait à la main et en faisait du fromage. Il adorait sa vie de fermier. Quant ‘à Pietro, il s’habituait à être seul ou escaladait la montagne avec Bruno.

De retour au Népal, Pietro tournait des documentaires et il voyait toutes sortes de gens en montagne. Puis il revint en Italie en 2010 pour constater que l’alpage de son ami devenait plus animé et que ce dernier était devenu père.

De nouveau à Népal, sa mère lui envoya une lettre annonçant la faillite de Bruno après des difficultés financières. En plus sa femme l’avait quitté en emportant sa fille. Alors après un téléphone Pietro se décida de revenir pour soutenir son cher ami.

 

 

 


mercredi 25 novembre 2020

Le Racisme Expliqué A Ma Fille de l’auteur marocain francophone Tahar Ben Jelloun: un problème ancien et contemporain




Le Racisme Expliqué A Ma Fille de l’auteur marocain francophone Tahar Ben Jelloun est paru pour la première fois en 1998. Ce livre est une édition augmentée parue en 2009 comptant 196 pages. C’est à l’occasion d’une manifestation contre un projet de loi sur l’entrée et le séjour des étrangers en France que l’auteur a eu l’idée rédiger ce roman. En effet, sa fille de dix ans lui a posé beaucoup de questions sur le racisme. Il répond d’une manière claire qui fait que le livre est destiné aux enfants entre huit et quatorze ans, mais aussi à leurs parents.

Ce dialogue est suivi d'un dossier comportant des questions posées par des élèves qui ont lu ce livre, ainsi que des lettres de lecteurs. Après sept ans un nouveau dialogue a pris lieu suscité par la montée de l'islamophobie et de l'antisémitisme surtout en Europe. En fin, Tahar Ben Jelloun poste des articles qui lui ont été publiés sur ce sujet.

Le quoi et le pourquoi du racisme

L'auteur entre en dialogue avec sa fille. Il répond à ses questions portant sur le racisme, la supériorité, la différence, la xénophobie, la discrimination…Il illustre ses explications par des travaux et des faits historiques et scientifiques. Ainsi il explique les causes du racisme, les réflexions racistes et les différents actes racistes.

Quelques explications du livre Le Racisme Expliqué A Ma Fille de Tahar Ben Jelloun

Pour expliquer l’extermination, il a pris l’exemple d’Hitler qui voulait éliminer les juifs. Dans sa théorie, les juifs appartenaient à une race impure, inférieure, il faut les exterminer. C’est l’antisémitisme.

Le génocide : « C’est la destruction systématique et méthodique d’un groupe ethnique ». Il touche les ethnies. Par exemple, les serbes ont massacré par milliers des Bosniaque musulmans au nom de « la purification ethnique ».

L’esclavage : « L’esclavage est le droit de propriété appliqué à un être humain. L’esclave est totalement privé de liberté »

L’apartheid : « C’est comme en Afrique du Sud où les Blancs et les Noirs vivaient séparés »

Le colonialisme est le fait de considérer une race comme inférieur, de venir exploiter ses richesses, priver les gens de liberté et les dominer.

Dossier

Tahar Ben Jelloun a rendu visite à des collèges et lycées en France et en Italie. Il y avait vu des élèves qui ont lu le livre et lui ont posé des questions. Par exemple « Que dites-vous de parents arabes qui ne veulent pas que leurs enfants restent dans une école française où il y a beaucoup d’arabes ? ». « Où s’arrête la tolérance ? ». « Si ma famille est raciste puis-je leur faire la leçon ? ». « Comment réagir face à une agression raciste ? ». Des enfants maghrébins parlent selon leur vécu en France.

En plus, Tahr Ben Jelloun nous poste le contenu de certaines lettres reçus qui contenaient des critiques du livre Le Racisme Expliqué A Ma Fille, et des anecdotes.

La montée des haines

Sept ans après le dialogue, l’auteur et sa fille ont constaté une montée d’antisémitisme et d’islamophobie. Alors un nouveau dialogue a eu lieu. Il explique l’antisémitisme, la judéophobie, la tension entre arabes et juifs, l’intégration des immigrés en France, l’intégrisme islamique…

Aussi il explique le rapport entre le conflit israélo-palestinien et la montée du racisme dans d’autres pays notamment en France. Les causes de développement de l’islamophobie en France sont aussi mises au point et notamment le port du voile qui menacerait la laïcité.

Quelques chroniques de Tahar Ben Jelloun publiées dans différents quotidiens européens

Racisme universel

Immigration et identité nationale

Boycott et racisme

Peur de l’Islam

Suite

Xénophobie et racisme

La discrimination positive

 

 

 

 

mercredi 18 novembre 2020

Les Attaques De La Boulangerie de l’auteur japonais Haruki Murakami: la correction de la malédiction

Les Attaques De La Boulangerie de l’auteur japonais Haruki Murakami sont deux nouvelles : L’attaque de la boulangerie (1981) et la seconde attaque de la boulangerie (1985). La traduction française est apparue en 2012. Le total de pages est de 73.

Deux compagnons ont réussis à avoir du pain sans payer ni recourir à la force. Alors c'était une injustice, un déséquilibre, une malédiction. Il fallait rétablir l'équilibre par une attaque de force pour une quantité de pain!

L’attaque de la boulangerie

Deux compagnons avaient une faim qui grandissait jour après jour jusqu’à devenir « un néant sans limites ». Ils n’avaient pas d’argent car ils manquaient d’imagination. En conséquence, ils cherchaient à s’adonner au mal. En fait, c’était le mal qui s’exprimait à travers la faim.

Ils entrèrent dans la boulangerie munis de deux couteaux cachés. Ils réclamèrent du pain au patron qui était un communiste. Alors il accepta de leur donner du pain en échange d’écouter la musique de Wagner dans la boulangerie. De retour chez eux, ils étaient apaisés et leur imagination se mit à rouler.

La seconde attaque de la boulangerie

Le couple dans leur appartement est pris par une faim particulière, la nuit. L'homme avait l’impression d’un gouffre derrière son plexus solaire, le sentiment que le vide existait. Alors il s’est rappelé de l’attaque de la boulangerie et en parla à sa femme.

Il expliqua que ça n’avait pas à cent pour cent marché car ils n’avaient pas pris le pain de force. En effet, le patron était un fou de musique classique, et donc il leur avait donné du pain en échange d’écouter un morceau de Wagner.

Toutefois, il pensait qu’il fallait exécuter le plan initial, avec les couteaux ! Après cette attaque il avait poursuivit ses études et s’est marié. On sentait qu’il y avait une grande erreur, une malédiction !

La solution était de faire à nouveau une attaque de boulangerie dans cette nuit-là. Ils sortirent à deux heures et demie du matin, équipés d’un pistolet, cherchant une boulangerie ouverte. Ils décidèrent de braquer McDonald’s. Sous menace de pistolet ils demandèrent trente Big Mac. Ils en mangèrent dix.

Alors le volcan qu’il voyait auparavant sous l’eau claire disparut !

 

lundi 2 novembre 2020

Dans Un Miroir Obscur de l’auteur norvégien Justein Gaarder: Quand un enfant et un ange se rencontrent

Dans Un Miroir Obscur, de l’auteur et philosophe norvégien Justein Gaarder, est apparu pour la première fois en 1993. Dans sa traduction française le livre compte 196 pages. C’est l’histoire de Cécilie, enfant malade, et d’Ariel, un ange qui vient lui rendre visite. Il lui demanda de lui expliquer les mystères terrestres et c’est à lui de lui expliquer les mystères célestes.

Ils traiteront de questions philosophiques telles que les origines et la création. Leur exposé nous permettra de voir des choses qui nous paressaient évidentes d’un autre angle.

La rencontre entre l’enfant et l’ange

A Noël on se préparait pour fêter mais l’enfant Cécilie était triste. Elle était malade.

« Pendant quelques jours, les habitants accomplissaient les mêmes gestes, année après année, sans avoir à se demander pourquoi. « C’est la tradition qui veut cela » disaient-ils. »

Cécilie pensait : 

« Le sens de sa vie lui paraissait se résumer à l’image d’un facteur chancelant, se frayant à vélo un chemin dans la neige »

Par ses larmes elle dessina un ange sur la vitre. Elle disait à sa grand-mère :

« Alors pourquoi ne se mettons pas à rire devant quelque chose de laid ? »
La réponse de la grand-mère était intelligente.

Ensuite, en pleine nuit Cécilie se réveilla pour trouver devant elle un ange : Ariel lui rendait visite ! Ils discutaient des questions sur l’énigme de la création. En effet, l’homme est-il venu avant ou l’enfant ? Cécilie disait que ça dépendait de ce qui venait d’abord, la poule ou l’œuf. Aussi ils évoquaient Adam et Eve.

L’ange disait que les hommes, contrairement aux anges et aux enfants, sont malhonnêtes et rien ne les étonnent. Mais les anges sont toujours émerveillés par l’œuvre de Dieu. Le passage de la petite fille à la femme serait surprenant !

Aussi ils discutaient la proposition de Cécilie qui imagine : S’il fallait trois sexes pour avoir un enfant, au lieu de deux, cela permettra de lutter contre la surpopulation.

Après cette discussion, et tout en étant malade, Cécilie disait à sa mère : 

« Tout m’apparaît tellement plus clair à présent que je suis malade »

Mystères terrestres

Ariel demanda à Cécilie de lui expliquer les mystères terrestres. Par exemple, que voulait dire « avoir froid » ? En effet, lui, l’ange, ne ressent rien. Il voyait que la peau qui sent tout était « une invention extraordinaire ». Ils parlaient aussi des sens : goût, odorat, vision, ouïe toucher et sixième sens.

Ne pouvant rien sentir en se pinçant le bras, Cécilie pensa : 

« Mais alors, tu ne peux pas savoir si tu existes vraiment ! »

Ariel lui posait des questions sur le sommeil, lui qui ne dort jamais. Il disait qu’il fallait parler de l’âme et de la mémoire. Ainsi, par ses réflexions, Cécilie commençait à voir les choses d’un autre angle.

Mystères célestes

Ariel parlait du ciel, de la lune, et de la présence des anges sur les astéroïdes. Il expliqua que Dieu avait crée les jardins d’Eden et tout l’univers, une armée d’anges à ses cotés. Alors cécilie pensait à exister comme un ange, éternellement. Ariel lui expliqua que personne n’en avait le choix.

Aussi il lui expliqua que Dieu a mis le monde en mouvement pour que tous les hommes puissent voir le soleil et la lune. En plus, cela permettait à chaque ange de bien voir la Terre.

Quant ‘au corps de l’Homme, il est constitué de terre, d’eau et d’un peu de l’esprit de Dieu.

Finalement, Cécilie dicta à sa grand-mère des notions qu’elle avait apprises d’Ariel, comme

« Nous voyons dans un miroir obscur »
Elle dicta aussi : 

« La Création et le ciel sont un mystère si grand que ni les hommes ni les anges ne peuvent le concevoir »

 

Citations 

  • Essaie de ne pas perdre le contact avec l’enfant qui es en toi
  • Naître c’est recevoir tout un monde en cadeau
  • Les scientifiques ne croient qu’à ce qui peut se peser ou se mesurer
  • Mais Dieu a soufflé un peu de son esprit en vous. Aussi y a-t-il quelque chose en vous qui est Dieu

 

 

dimanche 11 octobre 2020

La Voleuse De Livres de Marcus Zusak: une fillette en plein guerre en Allemagne nazie

La Voleuse De Livres est un roman de l’auteur australien Marcus Zusak. Il compte 632 pages. The Book Thief est apparu en 2005, et en 2007 pour la traduction française. Il a été adapté en un film.

En Allemagne nazi, au cours de la seconde guerre mondiale, les Hubermanns adoptent Liesel, une fillette de neuf ans. Elle volait des livres, apprenait à lire et s’aventurait avec son ami Rudy de la rue Himmel.

Hans a du cacher un jeune juif torturé dans son sous-sol. Ce dernier écrivit un manuscrit qu’il offrit à Liesel.

Des raids aériens attaquèrent et les gens du quartier s’abritaient dans un sous-sol profond. Liesel apportait avec elle ses objets précieux, ses livres. Finalement la mort emporta la rue Himmel, sauf la voleuse de livres.

C'est un roman plein d'émotions avec parfois des larmes. Découvrez-le! 

La voleuse de livres adoptée par les Hubermanns

L’histoire est racontée par un narrateur particulier : la mort. En effet elle était témoin de plusieurs événements au cours de la guerre. Elle prend l’âme du frère le Liesel Meminger, la voleuse de livres, au train. Ce train allait les conduire à Munich pour qu'ils soient accueillis par des parents adoptifs afin de fuir la pauvreté. C’était en 1939, Liesel avait neufs ans. A l’enterrement, un livre est tombé de la poche d’un fossoyeur, elle le ramassa. Elle quitta sa mère et alla à Molching, rue Himmel, où les parents nourriciers l’attendaient, Hans et Rosa Hubermann.

Hans était peintre et joueur d’accordéon. Rosa faisait du repassage et de lessive chez des particuliers. Ils aimaient leur fille adoptive. On l’a inscrite dans une classe inférieure, et à l’âge de 10 ans, elle entama les Jeunesses Hitlériennes. Aussi, dans la rue on faisait des matchs de football entre voisins et Liesel a fait la connaissance de Rudy Steiner. Leur amitié était durable, ils s’aventuraient ensemble dans les rues. Ainsi, ils voyaient au quartier des personnages singuliers, la photo du Führer (Hitler) dans un magasin et des slogans antisémites.

Vol de livres et apprentissage de la lecture

Un jour Hans découvrit le livre et lut son titre : le manuel du fossoyeur. La voleuses de livres était excitée. Pour cela il lui a apprit progressivement à lire et à écrire pour qu’elle puisse lire son bouquin. En fait, ce livre était précieux car il représentait une trace une sa mère et de son frère.

En septembre 1939, la guerre débuta. Liesel vole son deuxième livre. Elle l’avait arraché des cendres du feu allumé à l’occasion de l’anniversaire du Führer.

Bien avant cette date, elle passait des nuits à lire avec Hans. En plus elle a du faire la tâche de Rosa pour récupérer le linge chez les riches.

L’été de 1940 la voleuse de livres avançait dans la lecture. En outre, elle consultait des livres chez Ilsa Hermann, la femme du maire. Elle jouait du football et elle volait avec Rudy. Elle vola des livres de la maison du maire. Ilsa Hermann s'en rendait compte et la laissait faire. D'ailleurs elle envisageait même de lui offrir un livre.  

 
Max Vandenburg : le boxeur juif

« Elles sont bizarres, ces guerres. Pleines de sang et de violence, mais riches d’histoires tout aussi difficiles à sonder »
Hans était un soldat durant  la première guerre mondiale. Il avait échappé à la mort par chance grâce à Erik Vandenburg. C’était un juif allemand qui lui avait apprit à jouer l’accordéon, puis il mourut laissant une veuve et un fils : Max. c’est après une vingtaine d’années qu’ils eurent besoin de l’aide de Hans. Un jour, en 1939, un homme nommé Walter Kugler croisa le chemin de Hans. C’était un boxeur, ami de Max. Cet événement bouleversa la vie de Hans.

En effet, grâce à cet homme, Max Vandernburg, le boxeur juif, arriva à la rue Himmel, il avait 24 ans. Il fuyait la torture. Hans le cacha soigneusement chez lui. Par conséquent, la peur régnait.

Max a découpé et couvert des pages de son livre par de peinture pour pouvoir y écrire son histoire avec des dessins.( Vous pourrez voir ces dessins dans le livre de Marcus Zusak). Puis il a offert ces pages à la voleuse de livres. La lecture unissait Max et Liesel. Rosa nourrissait bien Max et Liesel lui apportait des journaux pour qu’il joue aux mots croisés. 

La guerre

Lorsque les sirènes rugissaient, les gens emportaient des choses précieuses et allaient s’abriter dans un sous-sol profond. La voleuse de livres portait ses livres et lisait à haute voie dans l’abri.

Des juifs torturés apparurent un jour, conduits par des soldats. Ils allèrent au camp de concentration de Dachau. Hans osa donner un pain à l’un d’eux. Pour cela il reçu des coups de fouets et on renversa sa charrette. Ensuite Max quitta les Hubermanns pour fuir. Il faisait partie des camps qui fonctionnaient en Allemagne. Liesel l’a vu au cours d’un passage d’une file de juifs en Août 1943. Toutefois dans cette rencontre il y avait un baiser, des larmes et des fouets.

La nuit du 7 Octobre, des bombes meurtrières dégringolèrent sur la rue Himmel. Seule la voleuse de livres, qui dormait dans son sous-sol, survécut, sans lâcher son livre.

.